Comment de nouveaux matériaux pourraient rendre le nucléaire plus sûr ?
Le nucléaire joue un rôle majeur aujourd'hui. Mais comment renforcer encore la sécurité des installations, notamment en cas d'accident ? C'est à cette question qu'a répondue Christophe Volkringer (UCCS – Centrale Lille Institut), lors d'une conférence organisée par l'Institut Chevreul en partenariat avec l'Espace Culture de l'Université de Lille.
Au cœur de cette conférence : les Metal-Organic Frameworks (MOFs), une famille de matériaux innovants dont les propriétés exceptionnelles ouvrent de nouvelles perspectives pour le domaine du nucléaire. Constitués d'un réseau extrêmement poreux, les MOFs possèdent une surface spécifique remarquable, leur permettant de capturer et de stocker différentes molécules, comme le dioxyde de carbone, la vapeur d'eau ou encore certains polluants. Cette découverte, qui a valu le prix Nobel de chimie 2025 à ses pionniers, suscite aujourd'hui un fort intérêt dans de nombreux domaines de recherche.
Les chercheurs de l'Unité de Catalyse et Chimie du Solide (UCCS) explorent désormais leur potentiel pour répondre à un enjeu majeur : piéger les espèces radioactives, notamment l'iode moléculaire, susceptible d'être libéré lors d'un accident nucléaire. Contrairement au charbon actif, utilisé actuellement dans certains systèmes de filtration, les MOFs présentent l'avantage de ne pas être propagateurs d'incendie tout en offrant une capacité de capture particulièrement élevée.
À travers des exemples concrets et accessibles, cette conférence a permis de découvrir comment la recherche en chimie des matériaux peut contribuer à améliorer la sûreté des installations nucléaires. Elle illustre également l'importance de la recherche fondamentale dans le développement de solutions innovantes répondant aux grands défis industriels et sociétaux.
Vous souhaitez en apprendre davantage sur ces matériaux fascinants et leurs applications ? Retrouvez l'intégralité de la conférence en replay sur la WebTV de l'Université de Lille :